Lundi 27 février 2012
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LIvres pour Elias :
Un bel album très bien illustré de dessins naïfs de style
africain. Le texte très poétique se lit agréablement à haute voix. Quand on s'aime, on aimerait tout partager, mais comment dépasser ses différences ? Comment se retrouver quand on est différent
? Bien belle histoire d'amitié qui dépasse les différences. Dans le livre se trouve également un CD, avec l'histoire racontée en musique et la chanson de Cuikomo, très rythmée, sur fond de
percussions.
Il était une fois un village posé sur une terre aride au
milieu du désert. Le soleil avait depuis longtemps desséché les champs. Le sable avait envahi les chemins, les maisons et les bouches des villageois. Dans cette chaleur étouffante, les hommes
tentaient courageusement de labourer les champs en puisant l'eau le plus profondément dans la terre. Mais la terre n'avait plus rien à donner ; elle restait muette devant leurs supplications...
Jusqu'au jour où, à la surprise générale, un arbre " magique " fit son apparition sur la place : un arbre inconnu qui combla petits et grands en leur offrant chaque soir de la pluie ! Les hommes
sauraient-ils se montrer dignes de ce don inespéré ?
Un album qui met à la portée des jeunes enfants (Elias est
un peu petit !) une des nombreuses légendes mythologiques : celle d'Orphée et Eurydice.
Au cours de l'histoire on rencontre succinctement d'autres
personnages mythologiques tels les Danaïdes, Sisyphe, Tantale, Tityos,... et un index final des noms cités, résumant brièvement les histoires de chacun, donne envie d'en savoir plus.
Pour les grands de la famille :
Le livre propose un petit tour culinaire des USA en se
concentrant sur certaines régions qui ont toutes leurs spécificités. Le petit plus du livre: outre de belles et grandes photos appétissantes, une petite anecdote sur le plat (ou son origine)
avant chaque recette, illustrant la richesse d'un pays aux multiples influences.
Une ville des Flandres dans l'entre-deux-guerres. Un gamin de douze ans fugue pour
rejoindre une compagnie de Tsiganes qui passaient par là : une famille de Rom Lovara, ces dresseurs de chevaux qui sont considérés comme l'aristocratie des Fils du
Vent.
Les parents du gamin le font rechercher, finiront par le retrouver. Il leur explique qu'il ne veut plus aller à l'école, qu'il veut
suivre ses amis les Rom sur la route. Et, chose incroyable, les parents le laissent repartir.
Devenu un Rom parmi les Rom, Yoors en racontant son aventure livre ce qu'on ne trouve dans aucun ouvrage : la vérité d'une culture
dont tout Tsigane qui se respecte cache jalousement les secrets. Car ces gens affamés de liberté se font un devoir moral de mentir à tous ceux qui les interrogent.
Dès lors s'explique-t-on que ce livre-culte, à peu près seul de son espèce, trouve grâce aux yeux des Tsiganes eux
mêmes.
Et soit considérés par quelques autres comme un bréviaire de l'insoumission.